Les lavandières de la nuit sont des âmes damnées qui hantent les campagnes. On raconte que ces lavandières ont été punies jusqu'au jugement dernier. On retrouve dans les différentes cultures quelques divergences : elles seraient les lavandières préposées à laver les défunts et leurs vêtements, ne trouvant pas le repos éternel ; ou encore de mauvaises mères condamnées à laver les langes de bébés morts sans avoir été baptisés. Ces laveuses de vêtements, dans leur avarice, ont voulu économiser leur savon. Ainsi pour laver les vêtements des pauvres, elles préféraient user de cailloux, abîmant ainsi fortement leurs vêtements Tout au long de la nuit elles travaillent à laver, essorer et faire sécher des suaires dans l'attente d'être libérées. On dit qu'elles sollicitent l'aide de ceux qui croisent leur chemin afin d'essorer les suaires. Point alors de merci pour qui à l'instar de Wilhem Postik se laisse distraire par le spectacle des jeunes femmes, oublie les recommendations des sages et ne tourne pas le linceul dans le même sens que la lavandière : celui-ci s'enroule et se resserre autour du corps du malheureux, le vidant de tout son sang.